Les objets connectés au coeur d'un débat sur la cybersécurité

Les développeurs de start-up ont souvent le sentiment... (PHOTO KIM HONG-JI, ARCHIVES REUTERS)

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Les développeurs de start-up ont souvent le sentiment que prendre en compte les problèmes de sécurité numérique dans les objets connectés les ralentirait dans leur course à l'innovation, a regretté le patron de l'Anssi, agence chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique.

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Agence France-Presse
LILLE

La cybersécurité doit être prise en compte dès la conception des objets connectés imaginés par les start-up de la French Tech, a averti mardi le directeur général de l'Agence nationale française de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), Guillaume Poupard.

«On a un problème majeur avec l'internet des objets», domaine dans lequel de nombreuses jeunes entreprises françaises s'illustrent, a estimé M. Poupard.

«Il faut clairement que les gens qui font de l'innovation comprennent que protéger les données personnelles et intégrer la cybersécurité dès le départ, c'est essentiel», a-t-il expliqué à l'AFP au Forum international de la cybersécurité (FIC) de Lille.

Les développeurs de start-up ont souvent le sentiment que prendre en compte les problèmes de sécurité numérique les ralentirait dans leur course à l'innovation, a regretté le patron de l'Anssi, l'agence chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique.

«Or, ça ne va pas les ralentir, mais ça va pérenniser leur développement. S'ils ne prennent pas en compte les problèmes de cybersécurité, ce développement ne va être qu'un feu de paille, car à la fin ils auront totalement perdu la confiance des utilisateurs et ils ne pourront pas survivre», a-t-il remarqué.

Il ne s'agit pas de réglementer en la matière, mais de sensibiliser, a souligné M. poupard. «Mon message est surtout destiné aux start-up innovantes que l'on veut aider en leur conseillant très fortement de faire de la sécurité. On ne va pas faire une loi de programmation militaire qui va parler aux start-up, ça n'a pas de sens!»

«C'est maintenant qu'il faut le faire, ce n'est pas dans deux ans», a-t-il insisté.

Dans une seconde phase, le développement des objets connectés va exiger que le gouvernement prenne des mesures de sécurité, a estimé Guillaume Poupard. En raison des risques de panne et aussi parce que des pirates informatiques pourraient prendre le contrôle de pacemakers ou de véhicules à distance.

«On a des attaquants, on a des gens qui vont s'attaquer à ce genre d'objets, on n'y coupera pas. Par jeu, par bêtise, par erreur, par hasard ou -dans les pires scénarios- par terrorisme. Des mercenaires capables de faire ça, on va en trouver, des gens capables de payer ces mercenaires, on va en trouver», a-t-il prévenu.

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