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Les Québécois craquent pour les téléphones intelligents

Pierre Saint-Arnaud
, La Presse Canadienne (Montréal)
18 décembre 2012 | 12 h 46
La proportion de téléphones intelligents a augmenté de... (Photo archives La Presse)
La proportion de téléphones intelligents a augmenté de près de 15% depuis 2010, comparativement aux téléphones cellulaires de base, dont l'usage a chuté de 23% durant la même période. - Photo archives La Presse

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Deux Québécois sur trois possèdent désormais un téléphone cellulaire. Toutefois, bien que cette proportion semble avoir plafonné, la nature de l'appareil lui-même continue d'évoluer.

Selon les données de l'enquête NETendances rendues publiques mardi, la proportion d'adultes québécois qui possèdent un téléphone cellulaire demeure relativement stable, à 66%, depuis trois ans.

Ce qui progresse, toutefois, est la proportion de téléphones intelligents, qui a augmenté de près de 15% depuis 2010, comparativement aux téléphones cellulaires de base, dont l'usage a chuté de 23% durant la même période.

Les Québécois accusent un certain retard quant aux appareils plus évolués, en l'occurrence les téléphones intelligents et les tablettes numériques, signale Claire Bourget, directrice de la recherche marketing au CEFRIO, un organisme voué à la recherche et au développement entourant les technologies de l'information.

«Aux États-Unis, 50% des adultes ont soit une tablette ou un téléphone intelligent; ici, c'est 36%. Donc, oui, on traîne la patte», dit-elle.

Sans surprise, l'usage d'appareils mobiles est lié à l'âge mais aussi au revenu des individus. Par exemple, les adultes dont le revenu familial est supérieur à 100 000 $ sont quatre fois plus nombreux à posséder un téléphone intelligent ou un baladeur numérique que ceux qui ont revenu inférieur à 20 000 $. Pour la tablette numérique, cette différence est de sept fois et demie.

Mme Bourget estime cependant que cette situation va suivre le même mouvement que toutes les autres technologies.

«C'est certain que le prix élevé des appareils fait en sorte que ce sont les gens à revenu supérieur qui les achètent. Mais les compagnies ont commencé à sortir des produits qui sont moins chers, comme le mini iPad. On devrait voir une démocratisation de l'utilisation des appareils parce que les prix vont diminuer», explique-t-elle

L'enquête nous apprend par ailleurs que, sur le web, les Québécois ayant un appareil mobile communiquent et socialisent assidûment. Un peu plus des deux tiers communiquent par courriel, près de deux sur trois se connectent à un ou plusieurs réseaux sociaux et trois sur cinq utilisent le clavardage, la messagerie instantanée ou la messagerie texte.

Près de la moitié des adultes québécois ayant un tel appareil se divertissent aussi dans le cyberespace, en regardant des vidéos, des webtélés et en écoutant des webradios, tandis que 46% jouent à des jeux en ligne. Deux sur cinq accèdent à leur compte bancaire pour y faire des vérifications ou consulter leurs relevés, mais seulement le tiers font des opérations bancaires sur un appareil mobile.

Le profil d'utilisation varie aussi selon l'appareil. Ainsi, le téléphone intelligent est davantage utilisé pour des communications rapides alors que l'usage de tablettes numériques se rapproche davantage de celui de l'ordinateur de maison, notamment pour les courriels et les activités transactionnelles.

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