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Google entre dans le débat sur le futur d'internet

Agence France-Presse (Washington)
22 novembre 2012 | 09 h 22
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Google est entré mercredi de plain-pied dans le débat entourant le prochain sommet de l'Union internationale des télécommunications (UIT), qui se tiendra en décembre, jugeant qu'il s'agissait d'un mauvais endroit pour prendre des décisions sur l'avenir d'internet.

La prochaine réunion de l'UIT, une agence de l'ONU, qui aura lieu à Dubaï, survient au moment où «des pressions croissantes» pèsent sur la «liberté d'internet», pointe le groupe dans un billet publié sur son blog «Take action».

La conférence de l'UIT doit mettre à jour pour la première fois depuis 1988 un traité régissant au niveau mondial les télécommunications, et certains pays y voient une opportunité de créer de nouvelles règles pour internet.

Des responsables et des élus américains, ainsi que certains pionniers d'internet, ont déjà exprimé leur inquiétude de voir des propositions soutenues par des pays comme notamment la Chine et la Russie puissent menacer un réseau aujourd'hui libre et ouvert en donnant plus de pouvoirs à l'UIT.

«L'UIT est le mauvais endroit pour prendre des décisions sur l'avenir d'internet», dénonce Google sur son blog,

«parce que seuls les gouvernements y sont représentés», dont certains «ne soutiennent pas un internet libre et ouvert».

«L'UIT fonctionne en outre de manière secrète», pointe aussi Google: «Les propositions y sont confidentielles».

Le groupe pointe que certaines des modifications proposées pour le traité «pourraient accroître la censure et menacer l'innovation» et que d'autres «obligeraient des services comme YouTube, Facebook et Skype à payer des droits d'entrée pour atteindre des internautes au-delà de certaines frontières. Cela pourrait limiter l'accès à l'information, particulièrement dans les pays émergents».

Washington s'oppose aussi à la proposition soutenue par la Russie, la Chine et d'autres pays et qui vise à faire entrer internet dans le giron de l'UIT.

La Russie a quant à elle soumis sa position la semaine dernière, provoquant de nombreuses réactions chez les militants du réseau.

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