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Netflix compare l'internet canadien à une «violation des droits humains»

Alain McKenna, collaboration spéciale, La Presse (Montréal)
18 septembre 2012 | 10 h 16
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Les dures limites mensuelles de téléchargement imposées par les fournisseurs de services internet canadiens font pester la haute direction de Netflix, qui compare le Canada à «un pays du tiers monde en matière de technologie internet».

Ces propos sévères envers l'infrastructure informatique au nord du 49e parallèle ont été repris par plusieurs médias américains, ces derniers jours.

Ils ont été émis jeudi dernier par Ted Sarandos, directeur du contenu pour le géant américain de la diffusion vidéo, à l'occasion d'une conférence organisée avec quelques analystes financiers.

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«Ce qu'ils chargent pour accéder à l'internet au Canada... C'est pratiquement une violation des droits de l'Homme», a-t-il laissé tomber sur scène.

Chose certaine, les limites mensuelles de téléchargement imposées par Bell, Vidéotron et leurs pairs nationaux sont trop basses pour Netflix.

À 15 gigaoctets par mois, l'internaute canadien moyen n'a pas beaucoup de jeu pour regarder le bar ouvert de films et de séries télé qu'offrent des services comme Netflix.

Ce que Netflix ne considérait pas comme un frein à sa croissance, lors de son arrivée au pays il y a quelques années, semble aujourd'hui agacer au plus haut point ses principaux dirigeants.

Ces derniers mois, le service a même été revu afin d'éliminer la diffusion en HD par défaut, en plus d'offrir des outils permettant à ses abonnés de limiter leur consommation mensuelle de bande passante.

Sur scène jeudi dernier, M. Sarandos a confirmé que les limites de l'internet canadien constituent un frein à l'acquisition de nouveaux abonnés, et donc, à la croissance de son entreprise.

Naturellement, le porte-parole de Netflix n'a pas pipé mot sur l'absence de contenu francophone dans son catalogue, ce qui le rendrait certainement plus attrayant pour les nombreux internautes canadiens-français...

Cela dit, l'étroite bande passante de l'internet canadien est un frein qui doit faire réfléchir plus d'un fournisseur de contenu multimédia, puisqu'ils sont nombreux les fournisseurs étrangers de musique, de vidéo ou d'autre type de matériel de ce genre à ne pas considérer le Canada comme un marché lucratif ou prometteur.

Dans ce contexte, il sera intéressant de voir comment Bell réagira, elle qui a admis la semaine dernière vouloir lancer son propre service web à la Netflix, constitué de contenu en anglais ainsi qu'en français.

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