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Espionnage: initiative allemande pour sécuriser les courriels

Agence France-Presse (Berlin)
09 août 2013 | 10 h 25
Ralph Dommermuth PDG de United Internet (à gauche)... (PHOTO STEPHANIE PILICK, AFP)
Ralph Dommermuth PDG de United Internet (à gauche) et Rene Obermann PDG de Deutsche Telekom. - PHOTO STEPHANIE PILICK, AFP

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Les trois plus gros fournisseurs allemands de messagerie électronique, dont l'ex-monopole Deutsche Telekom, ont annoncé vendredi un partenariat pour sécuriser le trafic de courriels entre eux, sur fond d'inquiétudes des usagers liées aux accusations d'espionnage contre les États-Unis.

Deutsche Telekom, GMX et Web.de, toutes les deux filiales de l'allemand United Internet, vont à partir de maintenant crypter automatiquement tous les messages circulant entre elles. Cela vaudra pour le contenu des courriels aussi bien que l'identité de l'expéditeur et du destinataire et les pièces jointes.

Les usagers auront la possibilité jusqu'à l'an prochain de ne pas faire usage de ce cryptage, mais il sera obligatoire à partir de l'an prochain, ont précisé les deux entreprises.

Les domaines t-online.de (Deutsche Telekom), web.de et gmx.de représentent à eux trois deux tiers des comptes privés de messagerie électronique utilisés en Allemagne, soit plus de 50 millions de comptes, selon les deux groupes.

Sur fond d'accusations d'espionnage contre les services de renseignement américains, les usagers sont « profondément déstabilisés » quant à la confidentialité de leurs échanges, a expliqué le patron de Deutsche Telekom, René Obermann, lors d'une conférence de presse à Berlin présentant le projet baptisé « Email made in Germany ».

Les participants aimeraient voir d'autres opérateurs rejoindre leurs rangs, et des discussions en ce sens ont déjà eu lieu, a précisé M. Obermann.

Les autres domaines utilisés de manière privilégiée par les Allemands sont notamment ceux des américains Google et Yahoo.

Le ministre allemand de l'Intérieur Peter Friedrich a salué l'initiative, estimant qu'elle «(compliquerait) les possibilités d'intervention de tiers » dans les correspondances, tandis que l'Office fédéral de la sécurité informatique y voit «une contribution essentielle pour plus de sécurité dans la cybersphère ».

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