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Gangnam Style passe le milliard de visionnements sur YouTube

Agence France-Presse (Séoul)
21 décembre 2012 | 11 h 12
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Le clip «Gangnam Style» du chanteur sud-coréen Psy, déjà la vidéo la plus regardée sur YouTube depuis la création du site, a franchi vendredi la barre symbolique du milliard de visionnements, entrant un peu plus encore dans la jeune histoire du web.

Sorti en juillet en Corée mais devenu réellement populaire à l'étranger début août, le clip du rappeur de 34 ans, dans lequel il mime une danse du cheval invisible, a fait le tour de la planète.

Fin novembre, le clip avait détrôné «Baby», du chanteur canadien Justin Bieber, de la place de clip le plus regardé de l'histoire de YouTube, dépassant en quatre mois les 800 millions de visionnements, alors qu'il avait fallu plus de deux ans à «Baby».

«C'est un véritable phénomène culturel pop», soulignait alors le magazine américain professionnel dédié à la musique Billboard.

Malgré des paroles en sud-coréen, les pas de danse et le rythme diabolique de la mélodie ont séduit au-delà des frontières le grand public comme les célébrités et les grands de ce monde, de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, au maire de Londres Boris Johnson, en passant par le président américain Barack Obama.

Au matin des élections présidentielles, Obama a assuré à la radio qu'il était tout à fait capable de réaliser les pas du chanteur.

«Mais je ne pense pas que les bals d'inauguration (qui saluent le début d'un mandat présidentiel) seraient l'endroit pour me lancer. Je le ferai en privé pour (ma femme) Michelle», a-t-il ajouté.

Le clip, qui parodie la vie des riches oisifs du quartier chic de Séoul, Gangnam, a été imité et détourné par les élèves du très select pensionnat britannique d'Eton, les étudiants du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et quantité de groupes d'anonymes.

L'artiste chinois dissident Ai Weiwei en a fait un manifeste pour la liberté d'expression - immédiatement retiré de la toile en Chine.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Rome, Paris ou Milan pour des «flashmobs», des mobilisations qui voient la foule imiter les pas de danse de Psy le temps de quelques minutes.

Qualifié de feu de paille par ses critiques, déclaré «fini» maintes fois, le succès planétaire du chanteur ne semble pourtant pas près de s'éteindre.

Récemment, des vidéos postées sur YouTube, qui se basent sur une (fausse) citation de Nostradamus, font même du Sud-Coréen le messager de la fin du monde, prévue pour ce vendredi selon des prophéties s'appuyant sur le calendrier maya.

Dans son pays natal, la soudaine notoriété de Psy a été reçue avec un mélange de fierté et perplexité.

Psy, qui chante depuis une dizaine d'année, n'appartient pas au mouvement K-Pop, la pop sud-coréenne peuplée de chanteurs de boys band à la beauté lisse et au style parfaitement calibré par les maisons de production.

Les ritournelles sentimentales constituent le gros de leur répertoire.

Et surtout, l'humour, notamment satirique, est totalement absent de la scène pop grand public sud-coréenne.

Chez lui, Psy est réputé pour ses performances sur scène et sa personnalité légèrement en marge d'une société sud-coréenne très normative.

Il a été condamné pour consommation de marijuana et des dizaines de ses chansons et vidéos ont été interdites aux moins de 18 ans par la censure sourcilleuse du pays, qui jugeait les paroles et les images sexuellement explicites, ou grossières.

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