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L'ouverture d'une enquête et l'assignation en justice de Twitter après la diffusion de messages antisémites oblige le site à trouver une voie étroite entre la liberté d'expression qu'il prône et les législations nationales, au risque de voir les contentieux se multiplier
.Le parquet de Paris a ouvert début novembre une enquête préliminaire après une plainte pour provocation à la haine raciale portant sur la diffusion de messages antisémites sur Twitter, a-t-on appris mercredi.
L'enquête vise en particulier le ou les internautes qui ont mis en ligne, sous le mot-clé (hashtag) unbonjuif, le tweet «Un bon juif est un juif mort».
La plainte avait été déposée la 23 octobre par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).
Parallèlement, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) vient d'assigner Twitter en justice pour le contraindre à lui communiquer les données permettant d'identifier les auteurs des messages antisémites.
Le mois d'octobre avait été le théâtre d'une surenchère de messages antisémites sur Twitter autour du mot-clé unbonjuif.
Selon les experts, ce phénomène est le reflet d'une libération de la parole raciste qui s'exprime plus facilement sur le web que dans la réalité.
Dans ce contexte, concilier la liberté d'expression, qui est considérée comme l'ADN des réseaux communautaires, et le respect des législations nationales semble délicat.
«C'est très, très compliqué», juge Guy Birenbaum, chroniqueur sur Europe 1, en tant que fervent utilisateur de Twitter.
«Beaucoup vont dire: il faut protéger la liberté d'expression! et on a vu comment ça avait marché durant le printemps arabe. Mais la vraie difficulté est: où place-t-on le curseur de la liberté d'expression et qui le met?», s'interroge celui qui compte près de 73 000 abonnés sur Twitter.
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