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Le fondateur du site Internet de partage de fichiers Megaupload.com, que les États-Unis veulent juger pour violation de droits d'auteur, a été autorisé jeudi par la justice néo-zélandaise à consulter les documents de l'accusation afin de pouvoir contester la demande d'extradition américaine.
La Haute cour de Nouvelle-Zélande a débouté les avocats de l'administration américaine et confirmé une décision de première instance permettant à Kim Schmitz de mieux préparer sa défense lors de l'audience sur son extradition prévue en mars 2013.
Sans cette information, la justice priverait l'homme d'affaires allemand d'une «audience équitable», a estimé la Cour.
Les États-Unis accusent les responsables de Megaupload d'avoir frauduleusement amassé 175 millions de dollars US en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d'autres contenus.
M. Schmitz, 38 ans, avait été arrêté en janvier dans sa somptueuse propriété d'Auckland (nord de la Nouvelle-Zélande) à la demande du FBI américain. Placé en détention, il avait été libéré sous caution un mois plus tard.
Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site Megaupload, affirmait rassembler chaque jour 50 millions d'utilisateurs et représenter 4% du web.
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