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Le service Google+, lancé fin juin par le géant américain des moteurs de recherche, a eu le démarrage le plus fulgurant jamais rencontré par un réseau social, a indiqué mardi un analyste du cabinet ComScore, Andrew Lipsman.
Selon M. Lipsman, qui présentait une étude lors d'une téléconférence organisée par un analyste de Wedbush Securities, «au 24 juillet Google+ était tout près de 25 millions d'utilisateurs, dont 6,5 millions aux États-Unis».
À titre de comparaison, il a fallu plus de 22 mois à MySpace pour toucher un public équivalent, 33 mois à Twitter et 37 mois à Facebook, actuellement le roi incontesté du secteur avec plus de 750 millions d'utilisateurs. «Google+ est le plus rapide, de loin, mais il est important de se rendre compte que (...) parfois une croissance lente peut conduire à un fort effet de réseau», et «à ce stade Facebook est le plus stable».
Il a aussi appelé à une mise en perspective, car malgré sa rapidité d'adoption, Google+, lancé en version expérimentale et sur invitation, est encore très loin de ses rivaux, en particulièrement aux États-Unis, où LinkedIn, Twitter et MySpace sont environ 5 fois plus gros, avec 30 à 35 millions d'utilisateurs, et loin derrière Facebook (160 millions).
En outre, Google+ est encore loin d'avoir atteint la «masse critique» de 15% à 20% de pénétration à partir de laquelle un tel site peut compter sur une croissance durable et rapide. Une telle «masse critique» représenterait «30 à 40 millions d'utilisateurs, donc ça pourrait prendre un certain temps», a prévenu M. Lipsman.
Enfin, Google+ est, logiquement, particulièrement prisé des technophiles déjà amateurs des produits Google, en particulier de la messagerie Gmail et du navigateur Chrome. Aux États-Unis ses plus gros foyers de développement sont des hauts lieux de la culture «high-tech», comme San Francisco et la capitale du Texas, Austin. Le deuxième pays où le service est le plus utilisé est l'Inde, où la pénétration de Gmail est particulièrement forte.
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