Technaute.ca

Google+ fera de Facebook le prochain MySpace, avertit un expert

Alain McKenna, collaboration spéciale, La Presse
02 août 2011 | 10 h 31
Ajouter à Ma Presse
Taille du texteTaille du texte
ImprimerImprimer
EnvoyerEnvoyer
Commenter Commenter
RSS - Internet RSS - Internet

Ceux qui se demandent si Google+ connaîtra le même sort que Buzz, Wave et les autres tentatives infructueuses de Google d'investir les médias sociaux trouveront réponse dans les mots d'un expert universitaire anglais, qui résume la chose comme ceci : «Facebook est cuit.»

Pour Steve Kille, ancien chercheur de l'University College London et un des créateurs du populaire protocole de répertoire LDAP, Google+ possède tellement d'avantages sur Facebook que ce dernier risque fort de terminer ses jours comme MySpace, un rival que Facebook a pratiquement rayé de la carte internet en quelques années à peine.

> Suivez Alain McKenna sur Twitter! (@mcken)

Aujourd'hui chercheur pour le compte de l'agence Ferris Research, Kille explique en cinq points pourquoi il estime que Google+ est supérieur à Facebook, laissant au site créé par Mark Zuckerberg deux minces avantages face à son concurrent du jour : un énorme bassin d'utilisateurs et un effet de réseau qui les motive à visiter souvent ses pages.

Du côté de Google, l'intégration de ses autres services web à son réseau social lui confère un avantage indéniable. Les applications Facebook n'ont pas la même cote, même Skype ayant des failles de sécurité importantes. Les cercles, ainsi que le modèle de réseautage évitant d'avoir à accepter réciproquement d'être «amis» plaira aux internautes qui n'ont pas à justifier le refus d'une telle demande.

Du côté de la photo, Google peut évidemment se rabattre sur Picasa, ce qui lui confère «une intégration vitale et déjà supérieure au service de photo de Facebook», continue l'analyste. Enfin, ce dernier ajoute sur un ton plus personnel qu'à son avis, l'interface de Google+ est plus efficace que celle de Facebook.

Bref, tout n'est que positif pour Google+ dans l'oeil du chercheur anglais. Ça explique pourquoi il prédit un avenir sombre à Facebook. Il a tout de même oublié deux choses : les jeux vidéo et la publicité.

Pour le moment, Facebook a un effet d'entraînement immense grâce aux jeux grand public qui s'y trouvent, même s'ils sont la gracieuseté de développeurs tiers. Google a toutefois laissé entendre, ces derniers jours, qu'une section dédiée à des jeux sociaux pourrait bientôt être ajoutée à Google+. Zynga et Electronic Arts, deux importants créateurs de jeux pour Facebook, ont soit déjà annoncé qu'ils feraient des jeux pour le compte de Google, soit un besoin manifeste d'élargir leur bassin de joueurs.

Enfin, plus important nerf de la guerre sur la Toile, le créneau publicitaire, qui génère d'importants revenus tant pour Facebook que pour Google. Si cette dernière a démontré son talent à cibler les internautes, Facebook a su créer un créneau à l'abri des tentacules du moteur de recherche de son rival. C'est sans doute là-dessus que ça va se jouer à plus long terme.

Partager

Sur le même sujet

Publicité
ImprimerImprimer RetourRetour HautHaut

Publicité
Publicité