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La Libye n'aime pas les services d'hyperliens raccourcis

Alain McKenna, collaboration spéciale, Technaute.ca
06 octobre 2010 | 15 h 38
Le pays de Mouammar Kadhafi pourrait sonner le... (Photo: Ismail Zitouny, Reuters)
Le pays de Mouammar Kadhafi pourrait sonner le glas des sites à la Bit.ly. La Libye, à qui appartient l'extension de nom de domaine .ly, utilisé par les services de réduction d'hyperliens, vient de forcer la fermeture du site vb.ly parce que son contenu contrevient à la loi islamique. - Photo: Ismail Zitouny, Reuters
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La Libye pourrait sonner le glas des sites à la Bit.ly. Le pays africain, à qui appartient l'extension de nom de domaine .ly, utilisé par les services de réduction d'hyperliens, vient de forcer la fermeture du site vb.ly parce que son contenu contrevient à la loi islamique.

Pour en savoir plus
Twitter | Noms de domaines

Vb.ly est un algorithme utilisé par le site érotique Violet Blue, et renvoyait à du contenu qui n'est pas toléré par l'administration libyenne des noms de domaine, ou NIC.ly. Sur leur blogue, les dirigeants de Violet Blue affirment que l'organisme libyen est à la poursuite non seulement des entreprises web établies sur le territoire de la Libye, mais aussi de toutes celles possédant un nom de domaine utilisant son extension nationale.

«La Sharia libyenne est utilisée afin de considérer la validité des noms de domaines, ce qui est flou et permet difficilement de déterminer ce qui est toléré et ce qui ne l'est pas », explique la direction de Violet Blue.

Selon elle, l'organisme NIC.ly souhaiterait que les propriétaires de domaines de moins de quatre lettres soient propriété de Libyens, et non de sociétés étrangères.

Les services comme ad.ly, bit.ly et ow.ly ne sont pas associés à des sites érotiques, ce qui permet de douter que leur avenir soit similaire à celui de vb.ly, dont le contenu peut plus facilement irriter les dirigeants de l'organisme responsable des domaines enregistrés en Libye.

En revanche, s'il y a effectivement un motif économique derrière cette manoeuvre, on peut s'attendre à ce que ces services de réduction d'hyperliens, éminemment populaires auprès des adeptes de sites comme Twitter, se voient forcés de changer de nom, ou de fermer.

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