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«Street View»: Google détruit des données privées amassées

Agence France-Presse (Washington)
11 juin 2010 | 20 h 17
«Nous avons effacé toutes les données «payload» identifiées... (Photo: Christian Charisius, Reuters)
«Nous avons effacé toutes les données «payload» identifiées comme venant d'Irlande, du Danemark et d'Autriche, à la demande des autorités de ces pays», a déclaré Pablo Chavez, responsable des politiques publiques de Google. - Photo: Christian Charisius, Reuters
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Google a effacé des données privées récoltées par inadvertance avec son programme «Street View» en Autriche, au Danemark et en Irlande, a annoncé vendredi le géant américain de l'internet dans une lettre adressée à des parlementaires américains.

Pour en savoir plus
Google | Eric Schmidt

Dans ce courrier, Google a également réitéré ses excuses pour avoir rassemblé ces informations personnelles et affirmé que ces données n'avaient jamais été utilisées par un quelconque service ou produit de la marque.

La lettre, émanant de Pablo Chavez, responsable des politiques publiques de Google, intervient en réponse à des questions soulevées par des parlementaires américains auprès d'Eric Schmidt, le patron de Google.

D'après Google, les voitures du programme «Street View» qui sillonnent les villes de plus de 30 pays pour les photographier, ont intercepté par inadvertance des informations personnelles, appelées données «payload», envoyées à travers des réseaux Wi-Fi non sécurisés.

«Nous avons effacé toutes les données «payload» identifiées comme venant d'Irlande, du Danemark et d'Autriche, à la demande des autorités de ces pays», a déclaré M. Chavez dans sa lettre, ajoutant que les données collectées aux États-Unis étaient en revanche conservées en raison de procédures judiciaires en cours.

Google est poursuivi par plusieurs États américains qui exigent des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le groupe est accusé d'avoir violé la loi locale et fédérale mais M. Chavez a assuré que son entreprise n'était pas dans l'illégalité.

«Nous sommes persuadés que nous n'avons pas violé la loi américaine en rassemblant des données «payload», configurées pour être ouvertement accessibles (donc non encryptées et ainsi accessibles par n'importe quel appareil d'un usager)», a-t-il déclaré.

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