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RIM songe à laisser tomber ses BlackBerry

Alain McKenna, collaboration spéciale, La Presse (Montréal)
26 juin 2012 | 10 h 35
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Research in Motion, aux prises avec une interminable chute de sa part de marché, songerait sérieusement à se départir de ses produits BlackBerry.

L'entreprise ontarienne se concentrerait plutôt sur les services aux entreprises, ce qui comprendrait ses serveurs sécurisés et sa messagerie instantanée.

Ça fait un peu plus d'un mois que RIM a mandaté deux firmes spécialisées, JP Morgan Securities et RBC Marché des Capitaux, afin de trouver une solution à la crise qui secoue l'entreprise depuis plus d'un an: les BlackBerry se vendent à un rythme moins soutenu que les iPhone et les téléphones Android, ses deux principaux rivaux, et ses résultats financiers ne cessent de décevoir, trimestre après trimestre.

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Une des recommandations les plus envisagées à l'heure actuelle, selon l'agence américaine Reuters, serait désormais de scinder la société en deux, fabrication de téléphones BlackBerry et de la tablette PlayBook d'un côté, services logiciels aux entreprises de l'autre. L'objectif: vendre l'unité de fabrication au plus offrant.

En lice, des acquéreurs potentiels comme Amazon et Facebook, qui seraient tous deux en quête d'une plateforme mobile leur permettant de gruger du marché à des rivaux potentiels comme Apple, Google et Microsoft.

En abdiquant de la sorte, RIM se départirait d'une portion de son entreprise qui génère, encore aujourd'hui, 79 pour cent de ses revenus. Ça suffirait à renflouer les coffres. Avec un peu de chance, ça permettrait aux logiciels de RIM de se tailler une place de choix sur les autres plateformes mobiles.

À ce sujet, l'avis des observateurs est mixte. Certains pensent que le marché de la mobilité se concentre de plus en plus autour de trois grands joueurs: Google, Apple et possiblement Microsoft. Dans ce contexte, un recentrage vers des services pouvant servir aux trois ne serait pas une mauvaise stratégie.

D'autres pensent qu'au contraire, en devenant un développeur logiciel parmi tant d'autres, RIM ne pourra jamais revenir au statut de meneur et d'innovateur qui a fait du BlackBerry un pionnier de la mobilité informatique moderne.

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