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Les trois V de l'informatique moderne

Alain McKenna, collaboration spéciale, La Presse (Montréal)
28 mai 2012 | 11 h 31
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Informatique en nuage, réseaux sociaux, données volumineuses et applications de pointe pour entreprises, toutes ces technologies placent les professionnels des nouvelles technologies devant un défi de taille. Au cours des prochaines années, il leur faudra gérer convenablement les trois V de l'informatique moderne: volume, vitesse et variété.

Pour en savoir plus
IDC | Silicon Valley | Réseautage social

Pour plusieurs gestionnaires, ça signale un important changement non seulement dans les pratiques quotidiennes, mais aussi dans toute la philosophie entourant l'utilisation des technologies informatiques au sein de leur entreprise. Il ne s'agit plus de consolider des données internes, mais plutôt d'assembler en un seul flux les données provenant de plusieurs sources internes et externes.

Le premier défi

«C'est le défi numéro 1 pour les entreprises à l'heure actuelle, mais en même temps, le potentiel est énorme à tous les niveaux: tant du côté du service à la clientèle que du marketing ou même de la R-D», assure Louis Têtu, PDG de Coveo, une entreprise de 90 employés située à Québec.

Surfant sur la vague du «big data», Coveo aide les entreprises à relever le défi des trois V, en structurant l'énorme quantité de données dont l'entreprise a besoin, en quelques secondes à peine, afin de pouvoir dresser un portrait d'ensemble d'une situation, provenant d'une variété de sources liées à l'internet.

Ces 30 dernières années, les grandes entreprises ont pris l'habitude de stocker les données sur leurs produits, leurs clients, et autres sur leurs serveurs internes, à travers des outils logiciels isolés et déconnectés entre eux.

Ce qu'on découvre, c'est que ça fait perdre beaucoup de temps. La firme IDC révélait récemment dans une étude sur le sujet que l'employé de bureau nord-américain moyen passe un peu plus du cinquième de son temps à fouiller, à classer ou à carrément recréer de l'information déjà existante au sein de son entreprise.

«Ça a un impact jusque dans les labos de R-D. On peut imaginer comment l'innovation est ralentie quand il faut régulièrement réinventer la roue...», conclut M. Têtu.

Le capital-risque imprévisible

Un des secteurs d'affaires où les chances de succès sont les plus imprévisibles est évidemment celui du capital-risque. La semaine dernière, une jeune pousse de la Silicon Valley a dévoilé son ambition de renverser cette tendance. Puisant dans les nombreuses données provenant de 35 000 professionnels et entrepreneurs du secteur des nouvelles technologies, le Startup Genome espère prédire les chances de succès commercial des futures nouvelles entreprises.

Évaluer les jeunes pousses

Fondé par trois universitaires, le projet établit des indicateurs-clés de performance pour les jeunes pousses, à l'aide d'algorithmes sophistiqués qui analysent différents aspects d'entreprises déjà établies: situation géographique, rythme de croissance, accès au capital, etc.

«L'investisseur moyen pose beaucoup de questions lorsque vient le temps de rencontrer une entreprise, afin de bien cerner son marché. Nous simplifions ce processus en essayant de déterminer où l'entreprise se situe dans son cycle de croissance», expliquait Bjoern Herrmann, cofondateur du Genome Project, à des médias spécialisés, lors du dévoilement de son projet.

Est-ce un signe que le big data aide à prédire le succès des entreprises? Ce projet a lui-même reçu du financement de la part d'investisseurs privés, plus tôt ce printemps...

Pour joindre notre collaborateur: alain.mckenna@lapresse.ca

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