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Adobe et Nokia, plus grands perdants de 2010

Alain McKenna, collaboration spéciale, Technaute.ca (Montréal)
16 décembre 2010 | 10 h 07
Un magasin Nokia à New York... (Photo: AP)
Un magasin Nokia à New York - Photo: AP
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Ça y est! C'est la saison des palmarès de fin d'année qui débute! Commençons en beauté, regardons en arrière et relevons les cadavres laissés en bordure de route par la grande marche du progrès, sur cette belle autoroute de l'information. En deux mots : Adobe et Nokia.

Si vous pensez que c'est Steve Jobs, le prestigieux PDG d'Apple, qui a sonné le glas de la société créatrice de Flash, d'Illustrator et de Photoshop, détrompez-vous. Ce sont les résultats financiers plus que décevants d'Adobe qui ont le plus amèrement déçu l'industrie.

Jobs et sa critique assez acerbe du contenu Flash, et le niveau élevé de failles de sécurité qu'il créerait sur les appareils Mac OS et iOS, ont certainement eu un énorme impact sur les consommateurs, qui se sont rués sur les produits affublés d'une grosse pomme tout au long de l'année.

Apple n'est pourtant pas seule à souhaiter le remplacement du contenu web encodé en Flash par du contenu utilisant les nouvelles normes HTML5. Google, Microsoft et plusieurs autres préfèreraient voir celles-ci adoptées plus massivement, et ce, rapidement.

Puis, en septembre dernier, Adobe a revu les prévisions de ses ventes à la baisse de 5 %, malgré la mise en marché de la spectaculaire suite d'outils graphiques Creative Suite 5, comprenant de nouvelles versions d'Illustrator, InDesign et Photoshop, entre autres.

Sa valeur boursière en a immédiatement pris pour son rhume, son titre ayant été décoté de 25 % sur-le-champ par quatre analystes. Sur l'année, la valeur du titre d'Adobe a perdu quelque 18 %.

Nokia en mode rattrapage

Nokia, qui domine toujours largement le marché mondial de la téléphonie mobile, voit sa position nord-américaine menacée sur tous les fronts. C'est une situation qui risque de prendre de l'importance à l'internationale, les appareils intelligents à la iPhone, Android et autres BlackBerry étant le créneau en plus forte croissance de l'industrie de la téléphonie.

En trois ans, la part de marché de Nokia s'est effritée de 12 %, au profit d'Apple, Google, Research in Motion (RIM), HTC et Samsung.

Nokia comptait bien résoudre cette énigme en lançant le N8, un produit bâclé qui a connu sa juste part de problèmes logiciels au fil des dernières semaines. Malgré un investissement massif afin de convaincre les développeurs d'applications mobiles, à joindre les rangs de son OVI Store, Nokia semble être inconfortable lorsqu'en mode rattrapage.

Depuis un an, le titre de Nokia a d'ailleurs chuté de 25 % en Bourse, entraînant à sa suite la démission ou le congédiement de nombreux hauts dirigeants.

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