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Le créateur d'Assassin's Creed poursuit Ubisoft

Jean-François Codère
, La Presse
08 juin 2013 | 10 h 26
Assassin's Creed III... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE)
Assassin's Creed III - PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

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Le créateur de jeux Patrice Désilets, remercié le 7 mai dernier par Ubisoft, poursuit son ancien employeur pour plus de 400 000 $, en plus de demander le maintien d'une clause lui permettant de racheter le jeu qu'il était occupé à développer, 1666: Amsterdam.

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Ubisoft | Animation numérique

Ubisoft et Désilets n'en sont pas à leurs premiers démêlés. Le créateur avait démissionné avec fracas en mai 2010, après avoir été à l'origine de la série Assassin's Creed, devenue la vache à lait de l'entreprise.

Il avait ensuite joint les rangs de THQ Montréal, où on lui avait accordé un contrat peu commun dans l'univers du jeu vidéo. Il s'y était attelé à la création d'un jeu connu sous le nom de 1666: Amsterdam. La compagnie américaine mère de THQ Montréal s'étant mise en faillite en décembre dernier, Ubisoft a acquis les actifs du studio montréalais, dont 1666, en janvier.

Selon la requête déposée de Patrice Désilets obtenue par La Presse vendredi, il a alors reçu l'assurance, notamment de la bouche du PDG d'Ubisoft, Yves Guillemot, que celui-ci «aimait 1666: Amsterdam et qu'il voulait procéder à son développement».

Il y avait cependant un écueil: le contrat entre Désilets et THQ. Celui-ci lui accordait trop de liberté créative», de sorte «qu'Ubisoft aurait de la difficulté à contrôler Désilets», à cause de droits qui «avaient été accordés par une personne désespérée», selon des propos attribués à M. Guillemot dans la requête.

Les discussions entourant une modification à cette entente ont achoppé et, le 7 mai, Ubisoft brisait le contrat d'emploi de M. Désilets.

L'entreprise a alors invoqué le non-respect d'une clause selon laquelle M. Désilets devait livrer un «prototype acceptable» de son jeu avant le 30 juillet 2012. M. Désilets affirme avoir livré ce prototype. Il en veut pour preuve que le développement du jeu s'est poursuivi après cette date, y compris entre le moment où Ubisoft a acheté THQ et celui où il a été congédié.

Les dommages exigés consistent essentiellement en une année du salaire de base de Désilets, soit 250 000 $, des dommages moraux de 100 000 $, des remboursements de frais encourus de 35 000 $ et une indemnité de recherche d'emploi de 25 000 $.

M. Désilets demande aussi à ce que soit maintenue et prolongée une clause de son contrat qui lui permet de se porter acquéreur des droits et du matériel développé pour 1666: Amsterdam.

Il a été impossible de joindre Ubisoft vendredi soir.

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