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Un tremplin pour lancer des studios de jeu vidéo

Philippe Mercure, La Presse
13 novembre 2012 | 07 h 08
Un jeune adepte de jeu vidéo joue à... (PC)
Un jeune adepte de jeu vidéo joue à Guitar Hero. - PC
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Créer des succès à la Angry Birds à Montréal: c'est l'objectif derrière Execution Labs, un nouvel incubateur d'entreprises spécialement conçu pour le jeu vidéo qui sera bientôt lancé dans la métropole.

Le projet veut donner la chance aux développeurs et créateurs qui pullulent à Montréal de faire le saut en affaires en démarrant leur propre boîte de jeux vidéo. Pour les aider à percer le marché, les organisateurs ont créé un programme au cours duquel les futurs entrepreneurs seront payés, hébergés et surtout conseillés par les grands de l'industrie.

«Dans l'industrie du jeu vidéo, les développeurs sont souvent très forts dans l'aspect créatif, mais souvent moins versés dans les volets affaires ou marketing. Notre objectif est de leur donner les outils pour se lancer en affaires», explique Jason Della Rocca, l'un des cofondateurs d'Execution Labs.

L'initiative a reçu un financement de 1,4 million de la Banque de développement du Canada, du fonds de capital-risque montréalais Real Ventures et des fonds White Star Capital et GameStop Digital Ventures.

Avec la présence de géants comme Ubisoft ou Electronic Arts, la métropole est déjà un pôle d'excellence mondial en jeu vidéo. Mais si les grands studios y sont nombreux, les plus petites boîtes se font plus rares. Parce qu'elles sont plus flexibles et plus portées sur la prise de risque, ce sont elles qu'Execution Labs aimerait contribuer à faire naître.

«Aujourd'hui, vous et moi pouvons pondre un jeu dans notre sous-sol et le lancer sur l'App Store, illustre Jason Della Rocca. Le problème, c'est que tout le monde peut faire la même chose. Le succès devient donc un défi de marketing. Peu importe la qualité de notre code ou de notre art, si on est un parmi 10 000, c'est très difficile de se distinguer.»

Les poulains d'Execution Labs pourront compter sur une équipe d'environ 80 mentors qui les aideront dans les aspects affaires, créativité et production. Alain Tascan, patron de Sava Transmedia, fait notamment partie du lot.

Formule plus flexible

La formule d'Execution Labs est plus flexible que celle d'un accélérateur d'entreprises comme Founder Fuel, par exemple. Chaque équipe pourra séjourner entre trois mois et un an au sein de l'incubateur. Chacun des membres de l'équipe recevra 2000$ par mois. En échange, Execution Labs prend une part de 5% par période de trois mois dans les équipes participantes.

La période de candidatures a été ouverte la semaine dernière, et l'incubateur souhaite démarrer ses activités dès janvier prochain avec cinq ou six équipes. Le programme est ouvert à toutes les entreprises canadiennes, mais celles de l'extérieur devront déménager à Montréal pour le suivre.

Les organisateurs comptent évidemment profiter du Sommet international du jeu de Montréal, qui démarre aujourd'hui, pour rencontrer des équipes intéressées par leur projet. Organisé par l'organisme Alliance numérique, l'événement est l'un des trois volets du Festival numérique de Montréal, qui bat son plein depuis hier au Hilton Montréal Bonaventure.

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