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Recours collectif contre Ubisoft

Marie-Michèle Sioui, La Presse
22 février 2013 | 18 h 07
Une requête pour autoriser un recours collectif contre... (Photo: David Boily, archives La Presse)
Une requête pour autoriser un recours collectif contre Ubisoft a été déposée vendredi au palais de justice de Montréal par une chanteuse norvégienne, dix artistes québécois et Circle Road Records (CRR), qui a pignon sur rue dans le quartier Westmount, à Montréal. - Photo: David Boily, archives La Presse
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Une petite maison de disque montréalaise et des artistes de la métropole poursuivent Ubisoft pour plusieurs milliers de dollars, arguant que le producteur de loisirs interactifs a utilisé leur matériel musical sans en être autorisé.

Pour en savoir plus
Ubisoft | YouTube | iTunes | Animation numérique

Une requête pour autoriser un recours collectif contre Ubisoft a été déposée vendredi au palais de justice de Montréal par une chanteuse norvégienne, dix artistes québécois et Circle Road Records (CRR), qui a pignon sur rue dans le quartier Westmount, à Montréal.

Selon la requête, CRR a produit trois chansons destinées au jeu Just Dance 3, développé par Ubisoft et vendu à environ 12 millions d'exemplaires. Or selon la maison de disque, Ubisoft aurait utilisé ces chansons dans le jeu Rabbids Land, dans une compilation des meilleurs succès de Just Dance et dans une application mobile. Les pièces auraient également été placées sur YouTube et iTunes. Le disc-jockey MC Mario aurait également remixé une pièce pour une de ses compilations avec l'accord d'Ubisoft, mais sans consulter CRR.

Toujours selon la requête, CRR aurait produit cinq chansons supplémentaires destinées à la quatrième version de Just Dance. Sans contrat de concession de licence, Ubisoft aurait utilisé les pièces, qui apparaitraient, selon CRR, dans Just Dance 4, désormais en vente partout sur la planète. La maison de disque allègue également qu'Ubisoft aurait proposé à sa chanteuse vedette, la Norvégienne Anja, de mettre fin au contrat la liant à CRR pour plutôt travailler avec Ubisoft directement.

Difficile d'évaluer les montants exigés dans la requête, car ceux-ci sont liés au nombre de jeux vidéos vendus et aux profits qu'ils ont générés. La compensation exigée pour chacune des prestations qui auraient été utilisées sans la permission de CRR, par exemple, est de 5000 $, plus 15 % des profits engendrés par un jeu vidéo, divisés par le nombre de pièces musicales utilisées dans ce jeu. Puisqu'une dizaine de personnes sont impliquées et que leurs demandes concernent près de dix pièces également, il semble qu'Ubisoft risque une poursuite de plusieurs milliers de dollars. À titre indicatif, le jeu Just Dance 4 s'est vendu à 8 millions d'exemplaires dans le trimestre suivant sa mise en marché, en octobre dernier.

Ni les avocats représentant les artistes ni Ubisoft n'ont rendu les appels de La Presse, vendredi.

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