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Devil May Cry: plus au paradis qu'en enfer

Kevin Massé, La Presse (Montréal)
29 janvier 2013 | 15 h 53
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L'heure est au «reboot» pour la série Devil May Cry. Le jeu d'action, qui a déjà connu quatre itérations, se fait refaire une beauté par les concepteurs de Ninja-Theory. Les artistes derrière les excellents Heavenly Sword et Enslaved: Odyssey to the West. Un gage de qualité? Disons qu'il y a plus de bon que de mauvais dans ce Dante occidentalisé.

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DmC: Devil May Cry repart donc à neuf. Premièrement avec un antihéros qui subit une cure de rajeunissement, une coupe de cheveux et une teinture brune au passage. Adieux les cheveux longs et blancs tout droit sortis des mangas japonais. Certains aimeront, d'autres non. L'important c'est ce qu'on a à l'intérieur. Non?

Et justement, Dante est également loin d'être un enfant de choeur. Il est la représentation même de cet adolescent gâté et attardé qui n'a peur de rien. Celui qui ne se gênera pas pour vous narguer dans la rue. Un égoïste, grossier et dé-tes-ta-ble. Pourtant, son comportement peut être à moitié compréhensible. Si l'on considère qu'il est le fruit de l'union d'un ange et d'un démon.

Sa mixité, nommée Nephilim dans le jeu, lui donne le sentiment de n'être ni humain ni démon. Un électron libre qui apprend, grâce à son jumeau et une jeune magicienne, que les démons qui ont tué ses parents contrôlent la ville grâce à une boisson énergisante enrichie d'excrément de démon et à une station de télé d'endoctrinement.

Et c'est justement là que l'on réussit à trouver son coin de paradis dans ce jeu. Le scénario, sur fond de vengeance, ne marque pas notre mythologie biblique, mais est propice à des affrontements qui donnent le vertige.

Dante dispose de huit armes avec lesquelles il devra jongler tout au long du jeu. Certaines armes sont neutres, mais d'autres sont angéliques ou démoniaques. Cela exige du joueur l'utilisation de l'ensemble des boutons que l'on peut trouver sur notre manette. Passant d'un mode à l'autre sans arrêt.

Ça peut être intimidant au départ, mais la courbe d'apprentissage est si bien établie que le tout s'assimile facilement. Tellement, qu'on s'étonne rapidement devant nos exploits acrobatiques. Exploits récompensés par un système de notes qui devient une obsession et ajoute un autre but à DmC, se battre avec style.

Faire voler un ennemi dans les airs grâce à notre épée, sortir deux pistolets et sauter en tirant sans retenue pour ensuite retomber en tournoyant, tête en bas, pour éliminer d'autres démons au sol est d'une simplicité, même pour Dante.

Sans compter que le bestiaire - mention spéciale au présentateur télé - et la direction artistique, pour le moins audacieuse, relèvent certainement des dieux. Passant du monde réel au limbe, l'architecture se transforme sous nos yeux, offrant des univers gothiques ou encore technos, sans précédent. Elle laisse découvrir également des séquences de plateaux, heureusement agréables à jouer grâce aux deux grappins fournis dans notre équipement.

Le Verdict

Capcom a fait le bon pari en donnant à Ninja Theory la chance de changer le paysage de Devil May Cry. Les concepteurs britanniques établissent des mécaniques de jeu solides et un style visuel novateur, qui espèrerons-le, fera des petits. Douze heures de combats vertigineux réussis.

***1/2

Concepteur: Ninja Theory

Éditeur: Capcom

Plateforme: PC, Xbox 360, PS3

Cote: M (17+ Mature)

>>> Suivez Kevin Massé sur Twitter (@kevin_masse)

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