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Far Cry 3: le terrain de jeu de l'année

Kevin Massé, La Presse (Montréal)
06 décembre 2012 | 11 h 23
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Ça commence avec le titre musical Paper Plane de MIA. Une bande de jeunes vacanciers profite de sa liberté sur une île paradisiaque. Coups de soleil, bringues, plage, sauts en parachute - le bonheur à l'état pur - et trois coups de caisse enregistreuse plus tard, le cauchemar.

Pour en savoir plus
Ubisoft | Twitter | Heath Ledger | Animation numérique

Une bande de pirates sans morale prend possession de l'île et prend les vacanciers en otage. Nous, nous sommes l'un de ces vacanciers. Jason. Un jeune homme comme les autres qui finit par semer ses ravisseurs et qui se retrouve seul dans une jungle sauvage pour délivrer ses amis. C'est là que la magie du jeu vidéo commence.

Dans Far Cry 3, la symbiose avec Jason est totale. Ses yeux sont nos yeux. Sa peur, sa folie, la tension, son expérience, sa confiance en soi progressive sont liées à nous.

Au final, l'immersion de ce jeu de tir à la première personne est totale. Cela, en grande partie grâce aux choix judicieux des concepteurs. Garder le meilleur de Far Cry 2, le monde gigantesque et ouvert, ainsi que les graphiques à couper le souffle est déjà une bonne idée. Permettre encore une fois une approche variée de chacune des situations en est une autre bonne. Far Cry ne serait pas Far Cry sans ces éléments.

Mais là, on y ajoute un scénario toujours sur le point de sombrer dans la folie et des acteurs incroyables qui n'ont jamais semblé autant humains. On pense ici à Vaas, le méchant, dont les prouesses et la folie rappellent le Joker interprété par Heath Ledger dans The Dark Knight.

De plus, des éléments empruntés au monde des jeux de rôle accentuent la profondeur du jeu. Par exemple, un tatouage tribal sur le bras de Jason se forme selon l'expérience qu'il acquiert dans trois arbres de compétences.

Il est possible de choisir, notamment, la faculté de réaliser des mises à mort plus puissantes, de guérir plus rapidement, ou encore, de manier le couteau comme un pro. Le joueur peut aussi chasser et amasser des peaux d'animaux afin d'améliorer son équipement, ou encore récolter des plantes et se fabriquer différentes drogues afin d'améliorer temporairement son état.

Chaque recoin de l'île offre diverses situations (missions secondaires) et l'action s'enchaîne en fonction de notre approche. Les ennemis ne sont pas cons et chaque personnage rencontré met au défi notre confiance. La traversée d'une rivière peut se terminer dans la gueule d'un crocodile.

Un sanglier que l'on chasse pourrait également être la proie d'un tigre qui n'aime pas la compétition. L'inconnue nous attend dans ce jeu. Ce n'est pas facile, et comme dans les meilleurs jeux ouverts, c'est à nous de nous débrouiller avec les outils qu'on nous donne.

Verdict

On avait été déçus par les carences de Far Cry 2 en 2008 et nous gardions une certaine méfiance envers Far Cry 3. Force est de constater qu'Ubisoft Montréal a rajusté le tir avec adresse en nous offrant l'un des meilleurs terrains de jeu de l'année. Attendez-vous à voir ce jeu près du sommet de ma pile de meilleurs jeux de l'année.

**** 1/2

Disponible le 4 décembre

Concepteur: Ubisoft Montréal

Éditeur: Ubisoft

Consoles: PC, PS3, Xbox 360

Cote: M (17 ans et plus)

>>> Suivez Kevin Massé sur Twitter (@kevin_masse)

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