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Le grand coup de Gamerizon

Vincent Brousseau-Pouliot, La Presse
29 novembre 2012 | 08 h 10
Alex Sakiz, PDG de Gamerizon, accompagné des frères fondateurs... (Photo Martin Chamberland, La Presse)
Alex Sakiz, PDG de Gamerizon, accompagné des frères fondateurs Robert et Martin Lizée. - Photo Martin Chamberland, La Presse
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Après avoir atteint six fois le sommet de l'App Store et amusé 17 millions d'enfants avec ses jeux vidéo chop, la PME montréalaise Gamerizon lance aujourd'hui le plus important jeu vidéo de sa jeune histoire. Avec l'objectif avoué de devenir l'un des leaders mondiaux des jeux mobiles pour enfants.

Dans l'univers effervescent des jeux mobiles, un an et demi, c'est une éternité.

Si Gamerizon a mis une «éternité» à lancer Chop Chop Ninja World, c'est que la PME montréalaise prépare un grand coup. Pas d'être numéro un de l'App Store - elle l'a déjà fait six fois sur neuf jeux -, mais de produire un jeu mobile populaire et rentable qui sera sa porte d'entrée dans le club sélect des Rovio (Angry Birds) et autres géants des jeux mobiles. «Ce serait beaucoup présumer de se comparer à Rovio, mais Chop Chop Ninja World, c'est un jeu AAA pour les jeux mobiles», dit Alex Sakiz, PDG de Gamerizon, une PME du Plateau Mont-Royal.

Bien sûr, Gamerizon n'a pas les budgets (20-50 millions de dollars) ni les effectifs (150-350 employés) d'un jeu AAA sur console, la catégorie la plus prestigieuse de l'industrie. Mais l'analogie d'Alex Sakiz permet de comprendre l'ampleur du saut que veut faire Gamerizon avec Chop Chop Ninja World, son dernier jeu mobile destiné aux enfants de 10-15 ans et lancé aujourd'hui. «Avec notre budget, on aurait pu faire 30 de nos anciens jeux Chop Chop», dit M. Sakiz.

Les choses ont beaucoup changé chez Gamerizon depuis un an et demi. En septembre 2011, la PME mont- réalaise a accueilli deux nouveaux investisseurs, iNovia et Vanedge (une firme financée par Teralys, le Fonds de la solidarité FTQ et Investissement Québec), qui ont injecté 5 millions de dollars. Au départ, Gamerizon voulait se servir de cet argent frais pour augmenter la cadence à une dizaine de jeux par année, tantôt gratuits, tantôt vendus à 99 cents sur l'App Store. Sauf que le plan a changé et Gamerizon a décidé de mettre tous ses oeufs dans le même panier: Chop Chop Ninja World. «Plutôt que de faire plusieurs petits jeux, nous avons voulu faire un jeu bien léché, dit Alex Sakiz. Avant, il pouvait y avoir un bogue ici et là. Plus maintenant. C'est aussi notre premier jeu où les joueurs sont en lien constant avec nos serveurs et où ils peuvent interagir avec leurs amis.»

Le pari de Gamerizon: qui dit meilleur jeu dit jeu plus rentable. Au contraire des précédents opus, Chop Chop Ninja World sera toujours gratuit à l'entrée, mais permettra de faire des transactions en jouant. En jouant plus longtemps: la version de départ dure de quatre à huit heures, comparativement à une heure pour les jeux Chop Chop précédents. «Nos jeux précédents étaient très populaires, mais il y avait très peu de microtransactions, dit Alex Sakiz. Il y a une différence entre la popularité et la rentabilité.»

Gamerizon aimerait que Chop Chop Ninja World soit téléchargé 7 millions de fois sur l'App Store (le nombre d'enfants de 10-15 ans avec un iPhone ou un iPad atteint 50 millions). Au total, ses neuf jeux précédents ont été téléchargés 17 millions de fois. «À un moment donné il y a six mois, un enfant (10-15 ans) sur quatre qui avait un téléphone ou une tablette Apple avait un de nos jeux», dit Alez Sakiz.

Comme sa franchise Chop Chop est destinée principalement aux enfants de 10 à 15 ans, Gamerizon ne peut espérer, même dans ses rêves les plus fous, concurrencer Rovio, créateur d'Angry Birds. Spécialisée dans les jeux mobiles pour enfants, la PME fondée en 2008 par les frères Martin et Robert Lizée se compare plutôt aux Nintendo et Lego qui ont révolutionné le divertissement pour enfants. «On aimait beaucoup les jeux à la Mario et on se disait que Nintendo ne ferait jamais de jeux iPhone», se rappelle Robert Lizée, optimiste à l'aube du lancement le plus important de la jeune histoire de Gamerizon. Si le jeu obtient autant de succès que prévu, l'entreprise passera de 30 à 100 employés d'ici un an. «Nous vivons dans un univers en changement, dit-il. C'est maintenant que les studios vont se construire. C'est le temps d'embarquer.»

Gamerizon

> PME cofondée par les frères Robert et Martin Lizée en 2008

> Une seule franchise : les jeux vidéo Chop Chop, destinés aux enfants de 10-15 ans

> Six de leurs neuf premiers jeux ont atteint le numéro un de l'App Store

> Depuis un an, Gamerizon a accueilli des nouveaux investisseurs (iNovia, Vanedge) ayant injecté 5 millions de dollars, en plus de passer de 12 à 30 employés

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