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Assassin's Creed III: Connor est son nom

Kevin Massé, La Presse
03 novembre 2012 | 07 h 00
Assassin's Creed III... (PHOTO FOURNIE PAR UBISOFT)
Assassin's Creed III - PHOTO FOURNIE PAR UBISOFT
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Une page vient d'être tournée chez Ubisoft Montréal. La lutte entre Assassins et Templiers que Desmond vit à l'aide de l'Animus, une machine permettant de voyager dans le temps à travers ses ancêtres, passe à un nouveau chapitre.

Altaïr et Ezio, les héros des quatre premiers volets d'Assassin's Creed, laissent leur place à Connor Kenway: un Amérindien né d'une mère indienne et d'un père britannique vivant pendant la révolution américaine en 1775.

Le jeu nous fait vivre trois âges de Connor. De l'enfance à l'âge adulte. Nous apprenant au passage les secrets de la chasse, le maniement de l'arc et le pistage afin d'accumuler des ressources.

Une façon de connaître son passé et ses motivations. Car nous sommes à une époque où les hommes blancs se font la guerre pour des territoires. Et cela, aux dépens du peuple autochtone si cher au coeur de ce nouvel Assassin.

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Connor croisera donc les grands acteurs de cette époque et en épaulera quelques-uns sur des champs de bataille. Il trouvera d'autres assassins pour l'aider et les envoyer en mission, engagera des ouvriers pour améliorer son domaine et créer de nouvelles armes.

Cette époque riche, rarement exploitée dans l'industrie du jeu vidéo, y est peut-être pour quelque chose, mais ce dernier titre jouit d'une superbe plume. Il est long à débuter, mais on y retrouve un scénario chargé de dévoilements et de retournements de situation qui combleront sans contredit les admirateurs.

Il y a d'ailleurs encore plus de séquences de jeu avec Desmond. Seuls les chargements, trop nombreux, viennent casser le rythme et la compréhension des nombreuses missions principales et secondaires pourtant bien diversifiées.

Le jeu nous livre un vaste univers à découvrir. La côte est de l'Amérique, Boston, New York, les immenses étendues de forêt sauvage et l'océan qui les borde forment un terrain de jeu gigantesque. Il surfe sur la même vague de plénitude que le jeu Red Dead Redemption, dégageant l'atmosphère de lenteur que la nature procure ainsi que la liberté inspirée par les vastes étendues.

Le moteur graphique, remanié, renferme également de belles surprises. Les environnements sont plus détaillés. La gestion du temps, les comportements humains et animaux sont réalistes et les cinématiques indéniablement bien contrôlées.

Encore mieux, les combats navals, nouveauté majeure de la série, sont de véritables moments d'anthologie. Je craignais que leur mission tombe dans la redondance, mais leur diversité est telle qu'il n'en est rien.

On ne peut cependant s'empêcher de pester contre les menus plutôt lents et moins clairs que les précédents volets, contre l'infiltration maladroitement implantée qui suscite de la frustration, et contre quelques incohérences d'actions automatiques (monter sur une boîte alors qu'on voulait seulement la contourner.)

Le verdict

Ce nouveau départ est une réussite. Il offre au joueur un terrain de jeu énorme lors d'une époque très excitante à explorer. Rien à redire, les combats brutaux et fluides, les batailles navales et cette sérénité en forêt font souffler un vent de fraîcheur sur la série. Plusieurs éléments (le rythme, les menus, l'infiltration) restent toutefois perfectibles.

Cote: ****

Concepteur: Ubisoft

Éditeur: Ubisoft

Consoles: PS3, Xbox 360

(PC et Wii U à venir)

Cote: M (17 ans et plus)

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